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La Vida En Verde

  • Il faut bien commencer…

    janvier 6th, 2024

    Présentation de l’association :

    L’association a pour but la survie de l’espèce humaine. Dans cette association nous souhaitons préserver les moyens et techniques de subsistances naturelles et traditionnelles de l’être humain (Agriculture, pêche, élevage des animaux, constructions et fabrications artisanales…), partout dans le monde.

    La volonté de créer ce collectif découle d’un constat simple : les États, les gouvernements, et les dirigeants politiques de la Terre défendent des intérêts préjudiciables à l’ensemble de l’espèce humaine. Ils s’efforcent de satisfaire des intérêts lucratifs et égoïstes, causant des conséquences néfastes pour la population générale, mettant sérieusement en péril la vie sur Terre et, par conséquent, la survie des êtres humains. La modernité, le progrès technologique et numérique semblent progresser sans limite. Pourtant, le progressisme a échoué dans sa prétendue quête d’amélioration des conditions de vie humaine.Pire encore, le progressisme, le capitalisme, l’industrie pétrochimique, et l’industrie agroalimentaire ont contribué, avec la complicité consciente et volontaire des dirigeants, à la dégradation du vivant sur l’ensemble de la planète. Ainsi, en ayant une influence néfaste sur l’environnement essentiel à sa survie, l’humanité se trouve en danger d’extinction. Le collectif est né dans le but de préserver, promouvoir, développer, et restaurer les moyens de subsistance naturels, primitifs, ancestraux, traditionnels, et artisanaux des êtres humains. En comparaison avec l’industrialisation, ces méthodes ont démontré de bien meilleurs résultats depuis des millénaires, facilitant l’existence naturelle de l’être humain et favorisant une compréhension profonde de son existence et une symbiose accrue avec le reste du vivant. L’idée est simple : nous pouvons vivre plus simplement et en meilleure santé en harmonie avec l’environnement essentiel à l’existence humaine, c’est-à-dire la nature, le vivant.

    Le collectif doit dépasser le conflit avec les États et la justice, il défend la cohabitation, quel que soit notre mode de vie. L’objectif est de favoriser des lieux pacifiques où des modes de vie modestes et en harmonie avec la nature peuvent perdurer — ce qu’on appelle la simplicité volontaire. Cependant, le monde est aujourd’hui dominé par la propriété, qu’elle soit privée ou publique, restreignant considérablement les choix d’existence pour la majorité. La prospérité et les conditions de vie sont conditionnées et même imposées par l’État de la naissance à la mort, détenteur du monopole de la violence permettant d’imposer les intérêts privés de la classe dominante.

    Il est urgent de rétablir l’équilibre et la vérité concernant les alternatives dans les choix de mode de vie et d’organisations sociales, économiques, et politiques, surtout pour les générations futures. Des modes d’interactions plus vertueux, tels que le partage, la solidarité, le don, l’entraide, la coopération, la mutualisation, la cohésion, et des valeurs bénéfiques comme l’honnêteté, la confiance, la tolérance, doivent être promus.

    Objectifs :

    Développer des lieux de vie intergénérationnels préservant, développant, et améliorant la simplicité volontaire légitime et nécessaire.

    Inspirer et inviter tous les êtres humains à agir pour la survie, préserver son existence naturelle, et rejoindre la simplicité volontaire est également légitime et nécessaire.

    Les générations futures doivent avoir un accès facile et illimité aux ressources de la nature pour découvrir, explorer, et comprendre, tout en étant sensibilisées à la préservation des moyens de subsistance naturels et conscientes de la fragilité de son existence.

  • « C’est la vie » : Dissonance cognitive et aveuglement volontaire dans la société de consommation

    Mai 6th, 2025

    Combien de fois avons-nous entendu cette phrase : « C’est la vie » ? Elle revient comme un mantra, un automatisme, dès qu’on critique les nuisances de la société moderne — le bruit des moteurs, les files interminables, l’hyperconnexion, la pollution, l’aliénation. Pourtant, cette affirmation, en apparence anodine, est l’un des plus puissants mécanismes de légitimation du système. Elle est fausse. Et dangereuse.

    La vie n’est pas ce que la société de consommation en a fait

    Par définition, la vie est l’ensemble des phénomènes biologiques qui permettent à un être vivant de croître, se nourrir, se reproduire, interagir avec son environnement. Rien dans cette définition ne justifie les embouteillages, les néons, la publicité, les usines, les supermarchés ou les crises de panique en open-space.

    Ce que nous appelons aujourd’hui « la vie », c’est un mode de vie imposé par un système industriel et capitaliste, construit en rupture totale avec les besoins fondamentaux du vivant. Le bruit incessant, la vitesse, la productivité constante, la consommation sans fin — tout cela est artificiel. Cela relève de l’histoire sociale, pas de la biologie. De la culture dominante, pas de la nature humaine.

    Le biais cognitif : quand l’anormal devient la norme

    Ce que nous subissons chaque jour est tellement répandu, installé, intégré, qu’il finit par sembler naturel. C’est ce qu’on appelle un biais de normalisation : plus un phénomène est présent, plus il paraît légitime. À force de grandir dans le bruit des machines, on oublie qu’il est possible de vivre dans le silence des arbres. À force de respirer de l’air vicié, on s’habitue à l’étouffement.

    Mais cette acceptation n’est pas objective : c’est le fruit d’une exposition prolongée à un système qui a modelé nos perceptions, nos désirs, nos croyances. Ce biais est d’autant plus puissant qu’il est partagé par tous ceux qui nous entourent — famille, école, médias. Sortir de ce conditionnement, c’est souvent s’exclure symboliquement du groupe.

    La dissonance cognitive : quand la vérité fait trop mal

    Quand on met en question ce système, les réactions sont souvent violentes, ou fuyantes. Pourquoi ? Parce que remettre en cause ce mode de vie, c’est ébranler des piliers identitaires. On touche à des valeurs fondamentales : la réussite, la modernité, le progrès, le confort. C’est là qu’intervient la dissonance cognitive.

    Ce phénomène psychologique désigne le malaise qu’on ressent lorsqu’on est confronté à des informations qui contredisent nos croyances ou notre mode de vie. Pour réduire ce malaise, la plupart des gens préfèrent nier la réalité, minimiser les faits, ou discréditer celui qui les expose. Il est plus facile de dire « tu exagères » que d’admettre : « mon mode de vie détruit le vivant ».

    Les expériences sociales biaisées par la culture dominante

    On justifie souvent les comportements humains par des expériences comme celles de Milgram (sur l’obéissance) ou Asch (sur le conformisme). Ces résultats sont régulièrement brandis comme preuve que « l’humain est ainsi fait ». Mais on oublie que ces expériences ont été menées sur des individus issus de sociétés occidentales, industrialisées, et déjà conditionnées à l’obéissance institutionnelle.

    Un humain issu d’une société traditionnelle, vivante, connectée à la nature, n’aurait probablement pas réagi de la même manière. Il n’aurait pas considéré l’autorité institutionnelle comme une figure sacrée, ni la conformité comme une valeur en soi. Généraliser ces expériences à toute l’humanité est donc un biais épistémologique majeur.

    Sortir du déni, poser les vrais termes

    Remettre en question le système, c’est commencer par oser dire les mots justes. Le bruit n’est pas « la vie ». La pollution n’est pas « inévitable ». L’obéissance aveugle n’est pas « naturelle ». Le capitalisme industriel n’est pas « le progrès ». Tant que nous acceptons ces récits, nous restons enfermés dans une cage invisible.

    Le refus de ce système ne relève ni de l’utopie ni de la nostalgie : il relève de l’instinct vital, de la lucidité écologique, et du courage intellectuel. Il ne s’agit pas de revenir à l’âge de pierre, mais d’imaginer une société éco-centrique, décolonisée de ses automatismes destructeurs, et libérée de son conformisme politique.

  • À travers les âges : la révolte contre l’oppression, des pensées révolutionnaires aux actions directes

    octobre 2nd, 2024

    Si j’étais né dans l’Antiquité, je serais Spartacus, car sa révolte contre l’Empire romain incarne la lutte désespérée mais noble des opprimés contre l’esclavage et l’injustice. Avec lui, j’aurais combattu pour la dignité humaine, refusant de plier sous le joug des puissants, tout comme Diogène aurait été une source d’inspiration pour moi par son rejet de la richesse et de l’autorité, prônant la liberté dans une simplicité radicale.

    Si j’avais vu le jour au Moyen Âge, je serais devenu François d’Assise, car il s’est rebellé pacifiquement contre l’autorité de l’Église en prêchant la pauvreté et la simplicité face aux excès d’une société hiérarchisée. Tout comme Thomas d’Aquin critiquait subtilement le pouvoir clérical et aristocratique de son époque, j’aurais dénoncé les abus des élites religieuses et leur matérialisme oppressant.

    Si j’étais né à la Renaissance, je serais Étienne de La Boétie, car sa critique radicale de la servitude volontaire et de la tyrannie m’aurait permis de comprendre les mécanismes de soumission des peuples. À ses côtés, j’aurais réfléchi aux moyens de résister aux manipulations du pouvoir. Mais j’aurais aussi admiré Toussaint Louverture, qui à la même époque, aurait incarné pour moi la rébellion active contre le colonialisme et l’esclavage, combattant pour la liberté à la tête de la révolution haïtienne.

    Si j’avais vécu à l’époque des Lumières, je serais devenu Voltaire ou Diderot, dénonçant le dogmatisme religieux, l’autoritarisme politique et l’injustice sociale. Avec eux, j’aurais défendu la liberté de pensée et la raison contre la manipulation des masses par les puissants. Cependant, en Amérique, j’aurais rejoint Sitting Bull, leader de la résistance amérindienne contre la colonisation brutale, luttant pour la survie de son peuple et de sa culture.

    Si j’étais né au XIXe siècle, je serais devenu Proudhon, combattant l’idée de propriété privée et prônant l’anarchisme, et Karl Marx, critiquant violemment le capitalisme et les inégalités sociales qu’il génère. À leurs côtés, j’aurais lutté pour une révolution socialiste qui renverserait l’autorité et l’oppression des classes dominantes. Simultanément, je serais Benjamin Flotte, un communard de Paris en 1871, prenant les armes pour instaurer une démocratie directe et égalitaire, dans une lutte acharnée contre les élites capitalistes.

    Si j’avais vécu au XXe siècle et traversé les sombres périodes des guerres mondiales, j’aurais été aux côtés de George Orwell et Hannah Arendt, déconstruisant les discours manipulateurs et la propagande des régimes totalitaires et des dirigeants de l’époque. Je serais Léon Trotski, prônant la révolution permanente contre les dictatures bureaucratiques et l’impérialisme. J’aurais défié toutes les formes d’autorité, qu’elles soient capitalistes ou staliniennes, et mené la lutte pour l’émancipation des travailleurs. En Amérique latine, je serais Che Guevara, portant les espoirs de rébellion à travers les guérillas pour libérer les peuples de la domination impérialiste et du capitalisme, convaincu que la lutte armée était nécessaire pour transformer la société.

    Si j’avais vécu pendant les grandes luttes des droits civiques aux États-Unis, je serais Martin Luther King, résistant pacifiquement mais frontalement à l’oppression raciste et aux injustices sociales, prônant la désobéissance civile pour renverser les lois ségrégationnistes. En Inde, je serais Mahatma Gandhi, luttant pour l’indépendance par la non-violence contre l’autorité coloniale britannique, résistant à l’impérialisme sans jamais abandonner la quête de liberté pour mon peuple.

    Si j’avais vécu dans les années 1960, je serais Emma Goldman, combattant frontalement le capitalisme, le patriarcat et l’État, prônant une anarchie libératrice qui démantèlerait toutes les structures d’oppression. À la même époque, je serais également Rosa Luxemburg, défendant la révolution prolétarienne tout en dénonçant les trahisons des socialistes réformistes, combattant sans relâche pour une émancipation totale des travailleurs.

    Né à l’époque contemporaine, je me reconnais dans Charles Gave, Étienne Chouard ou Frédéric Lordon, qui déconstruisent les discours néolibéraux et dénoncent les manipulations des gouvernements pour renforcer la domination capitaliste. Aujourd’hui, comme eux, je défends le séparatisme politique, appelant à un renversement des systèmes qui exploitent les peuples sous couvert de démocratie. Leurs écrits m’aident à naviguer dans un monde saturé de fausses promesses et de simulacres de démocratie. En parallèle, je suis aussi un disciple de Pierre Rabhi, qui prônait un mode de vie écocentré, rejetant le matérialisme destructeur et appelant à une réconciliation avec la nature face à la destruction systématique de la planète. Rabhi m’enseigne que l’avenir réside dans un retour à des modes de vie simples, en harmonie avec la nature, loin des excès consuméristes du monde moderne.

  • « Le Prix du Statu Quo : Quand le Confort Matériel Menace la Survie Globale »

    août 13th, 2024

    La réalité subjective et objective :

    De nombreuses personnes justifient leur expérience de vie satisfaisante en attribuant leur succès à la subjectivité de leur réalité, croyant que leur volonté personnelle est la principale force qui façonne leur existence. Cependant, cette perspective peut occulter l’existence d’une réalité objective, universelle et incontestable, partagée par toute l’humanité. Par exemple, notre dépendance aux ressources naturelles pour satisfaire nos besoins vitaux est évidente. Pour mener une vie matériellement et socialement satisfaisante, il nous faut de l’air respirable, de l’eau potable, une alimentation nutritive et un abri. Quel que soit le niveau de confort ou l’accès aux technologies, ces nécessités de base restent essentielles pour le bien-être global et la survie de l’espèce humaine. Les réalités subjectives peuvent conduire certains à se croire autosuffisants, en minimisant ou en ignorant leur interdépendance avec les autres et les systèmes énergétiques mondiaux. Par exemple, une personne se considérant « self-made » pourrait négliger le rôle crucial des infrastructures, des réseaux sociaux et des ressources naturelles dans son succès personnel. Le modèle de civilisation dominant actuel a des conséquences graves sur l’environnement et la santé publique. Bien que ce modèle soit souvent présenté comme le meilleur en raison des promesses de prospérité et de progrès, il contribue paradoxalement à la dégradation environnementale, à la détérioration de la santé publique et à l’aliénation des individus.

    Paradoxe du Succès Financier et Matériel :

    La réussite financière et matérielle individuelle, bien que souvent considérée comme un
    objectif personnel de premier plan, est en réalité impossible à atteindre pour tous dans le cadre du système économique actuel. Cette impossibilité est due aux graves perturbations que la quête de richesse engendre à la fois dans le système économique mondial et dans l’organisation sociale. Il est paradoxal de pousser les individus à rechercher la réussite financière et matérielle, alors
    que ce succès repose en partie sur des pratiques nuisibles telles que la traite humaine, l’exploitation excessive des ressources naturelles, et l’augmentation des inégalités sociales. Dans le système économique actuel, les mécanismes favorisant l’accumulation de richesse sont intrinsèquement liés à l’exploitation des personnes et des ressources. Par exemple, l’industrie de la mode rapide, souvent saluée pour ses produits à bas prix, repose sur des conditions de travail précaires dans les pays en développement, contribuant ainsi à des cycles d’exploitation et de pauvreté. Cette quête de richesse pour une minorité crée des déséquilibres profonds et des conséquences négatives pour la majorité. Une partie de la population mondiale est maintenue dans des conditions de pauvreté, de précarité et de servitude pour assurer la stabilité et la prospérité de ceux qui sont au sommet de l’échelle sociale. Cette dynamique est souvent justifiée ou ignorée par ceux qui bénéficient du système, car elle remettrait en question la légitimité de leur propre succès et du modèle de société qui le permet
    .

    L’évolution de la société et les choix historiques :

    Les résultats des choix d’organisation sociale sont souvent en deçà du potentiel humain. Que ce soit en économie, en politique, en environnement ou en relations sociales, il est clair que des améliorations sont possibles et nécessaires. L’évolution humaine, des chasseurs-cueilleurs aux sociétés modernes, marquée par la servitude, l’aliénation et la dégradation de l’environnement, résulte de choix historiques, d’innovations technologiques et de dynamiques de pouvoir délibérées. Le progrès technologique, souvent conduit par une économie destructrice, compromet les fondements mêmes de la vie humaine. Par exemple, des innovations médicales ou agricoles peuvent améliorer la santé et la production alimentaire, mais si elles dépendent de l’exploitation des ressources fossiles ou de la destruction des écosystèmes, elles provoquent à long terme des crises de santé publique ou alimentaires. Dès les débuts de l’agriculture, les inégalités sociales et la propriété privée ont émergé, entraînant la formation de structures sociales hiérarchiques comme dans les cités-états Sumériennes. Le pouvoir des élites s’est consolidé au fil du temps, souvent par la force et la coercition, pour maintenir le contrôle des ressources et préserver les privilèges de classe.

    Le capitalisme et la servitude moderne :

    Depuis le féodalisme, l’humanité est soumise à une forme de domination institutionnalisée
    qui a évolué pour servir la croissance économique et le profit. Pour maintenir cette croissance, les sociétés modernes encouragent en permanence la production et la consommation de masse, nécessitant l’exploitation intensive des ressources naturelles et la stimulation de la demande par la publicité et le crédit. Le capitalisme s’est transformé en une société de consommation où les individus sont poussés à produire et consommer des biens souvent inutiles, polluants, voire nocifs. Ce qui est décrit dans « De la servitude moderne »  par Jean-François Brient, peut être vu comme l’aboutissement de ces processus, où la servitude n’est plus nécessairement physique mais plutôt psychologique, économique, et sociale, dans un cadre où le système économique capitaliste et la société de consommation jouent des rôles centraux. Aujourd’hui, chaque décision de consommation et le mode de vie reflète les valeurs politiques, morales et éthiques des individus, permettant aux gouvernements et institutions de juger et d’exiger leur conformité à l’ordre établi.

    La conservation du statu quo et la résistance au changement :

    Les sociétés occidentales perpétuent ces structures de domination par l’éducation et la manipulation de l’information, renforçant l’ordre social actuel plutôt que d’encourager la pensée critique ou l’exploration de modèles alternatifs. La promotion d’alternatives est perçue comme une menace à la stabilité sociale et à la légitimité du pouvoir en place. Cependant, de nombreux modèles sociaux permettraient de développer le bien-être global, la durabilité écologique, de réduire les conflits et de promouvoir une économie plus équitable. Les freins à la prospérité humaine sont bien connus : les élites politiques et économiques s’opposent systématiquement aux changements menaçant leurs privilèges. Les mécanismes de contrôle social sont devenus plus subtils et efficaces, éloignant les individus de leur autonomie. Les institutions en place sont donc encore majoritairement conçues pour maintenir le statu quo.

    La réalité universelle et le besoin de changement :

    La réalité actuelle de l’humanité résulte de choix politiques et historiques conscients. Elle est incontestable, mais loin d’être l’idéal que l’humanité pourrait atteindre en utilisant pleinement ses capacités pour le bien-être global. Ces choix ont été favorisés par la force, la violence, la manipulation psychologique et une éducation orientée contre les alternatives pacifiques qui respecteraient mieux le bien-être collectif. Il est possible de concevoir des modèles économiques et sociaux permettant l’innovation sans recourir à la servitude ou à la croissance destructrice. Cependant, cela nécessite des changements profonds dans nos systèmes économiques, nos priorités sociales et nos structures politiques. Les défis sont immenses, mais des alternatives existent déjà et sont mises en pratique à diverses échelles. L’humanité se trouve aujourd’hui à un carrefour : soit nous continuons à perfectionner les moyens de contrôle social et maintenons le statu quo risquant l’effondrement de la civilisation, soit nous engageons un véritable changement de paradigme pour améliorer le bien-être global et le potentiel de chaque être humain.

    La dissidence et la remise en cause des modèles économiques et sociaux sont des phénomènes universels qui ont existé tout au long de l’histoire, y compris dans les civilisations anciennes comme celles de Sumer, de l’Égypte et de Rome.

    Cependant, la documentation de telles dissidences dans les sociétés anciennes est souvent fragmentaire et biaisée par la perspective des élites dominantes qui contrôlaient les archives et les récits historiques.

    Si les civilisations anciennes ont produit peu de traces directes de dissidence comparable à celle que l’on peut observer dans les sociétés modernes, des indices existent néanmoins sous la forme de textes littéraires, de révoltes et de réflexions philosophiques.

    Si tu veux faire une analyse critique de cet article et/ou développer les sujets qui sont traités, voici une liste d’auteurs et de concepts ainsi que des exemples de répression politique :

    Ecocentrisme : L’écocentrisme (du grec: οἶκος oikos, « maison » et κέντρον kentron, « centre ») est un terme utilisé par les philosophes environnementaux et écologistes pour désigner un système de valeurs centré sur la nature, par opposition à un système centré sur l’humain (c’est-à-dire anthropocentrique).

    • Amartya Sen: Avec son concept de « capabilities approach » (approche par les capacités), a proposé une vision du développement qui se concentre sur l’expansion des libertés et des capacités des individus. Il soutient que le développement ne doit pas se limiter à la croissance économique, mais doit viser à permettre à chaque individu de mener la vie qu’il souhaite en ayant accès aux ressources et aux opportunités nécessaires.
    • Kate Raworth : Kate Raworth a développé le concept d’économie du doughnut, qui propose un modèle économique respectant les limites planétaires tout en garantissant les besoins essentiels de tous les êtres humains. Ce modèle cherche à équilibrer la justice sociale et la durabilité environnementale pour permettre à chacun de vivre dignement et de réaliser son potentiel.
    • David Graeber : Anthropologue et activiste, Graeber a travaillé sur les alternatives aux systèmes économiques et sociaux actuels, explorant des concepts comme la démocratie directe et les sociétés sans État. Dans « Debt: The First 5000 Years », il critique les structures économiques qui entravent l’épanouissement humain et propose des voies vers des sociétés plus justes et égalitaires.
    • Pierre Bourdieu : Sociologue français, Bourdieu a analysé comment les structures sociales et les habitus (dispositions culturelles intériorisées) limitent le potentiel des individus en reproduisant les inégalités sociales. Son concept de « violence symbolique » illustre comment les structures sociales dominantes imposent des formes de domination qui paraissent naturelles, mais qui freinent l’épanouissement des capacités humaines.
    • Karl Marx : Marx a analysé les structures économiques et sociales en montrant comment les choix organisationnels de la société, notamment le capitalisme, créent des inégalités et entravent la réalisation du potentiel humain. Il a proposé l’idée que les forces productives de la société sont souvent en conflit avec les rapports de production, ce qui empêche le plein développement des capacités humaines.
    • John Stuart Mill : Philosophe et économiste, Mill a écrit sur l’utilitarisme et l’organisation de la société. Dans « L’utilitarisme » et « De la liberté », il discute de la manière dont les institutions sociales et politiques peuvent parfois limiter le bonheur collectif et l’épanouissement des individus, malgré le potentiel des sociétés à faire mieux.
    • Jean-François Brient : Brient décrit la servitude moderne comme une forme de soumission à un système socio-économique qui, tout en offrant des apparences de liberté, enferme les individus dans un cadre de dépendance et de contrôle. Contrairement à la servitude historique, cette dépendance est moins visible, souvent camouflée par le langage de la liberté individuelle et du marché.

    Économie de l’abondance et de la durabilité

    • Accès universel aux ressources de base : Assurer que chaque personne ait un accès garanti à la nourriture, à l’eau potable, au logement, aux soins de santé, et à l’éducation. Cela pourrait passer par une répartition équitable des ressources à l’échelle mondiale, favorisée par un système économique qui met l’accent sur l’abondance plutôt que sur la rareté.
    • Revenu de base universel : Un revenu de base universel pourrait être instauré pour garantir que chaque individu ait les moyens de subvenir à ses besoins fondamentaux, indépendamment de sa situation professionnelle.
    • Économie circulaire et soutenable : Promouvoir une économie qui recycle et réutilise les ressources, réduisant ainsi les déchets et l’empreinte écologique, tout en créant des emplois durables.

    Leaders et Mouvements Pacifistes

    1. Gandhi (Mahatma Gandhi)
      • Contexte : Leader du mouvement pour l’indépendance de l’Inde, Gandhi a promu la désobéissance civile non violente.
      • Répression : Bien qu’il ait été largement respecté, il a été emprisonné par les autorités britanniques et confronté à des campagnes de désinformation.
    2. Martin Luther King Jr.
      • Contexte : Leader des droits civiques aux États-Unis, il a prôné la non-violence et l’égalité raciale.
      • Répression : King a été surveillé et harcelé par le FBI et a été assassiné en 1968 dans un contexte de tensions croissantes.
    3. Thich Nhat Hanh
      • Contexte : Moine bouddhiste vietnamien et militant pour la paix, il a prôné la non-violence pendant la guerre du Vietnam.
      • Répression : Thich Nhat Hanh a été exilé du Vietnam pendant des années en raison de ses positions pacifistes.

    Mouvements Alternatifs et Écocentristes

    1. Les Zapatistes (EZLN)
      • Contexte : Mouvement révolutionnaire indigène au Chiapas, Mexique, prônant la justice sociale et l’autonomie indigène.
      • Répression : Le gouvernement mexicain a répondu par des opérations militaires et des campagnes de désinformation contre les Zapatistes.
    2. Le Mouvement de la Terre (Landless Workers’ Movement – MST)
      • Contexte : Mouvement brésilien visant à redistribuer les terres et promouvoir les droits des travailleurs agricoles.
      • Répression : Les membres ont été confrontés à la violence des forces de sécurité et des groupes de propriétaires terriens, ainsi qu’à une répression politique.
    3. Extinction Rebellion (XR)
      • Contexte : Mouvement international qui milite pour des actions radicales contre le changement climatique.
      • Répression : Les actions de désobéissance civile ont conduit à des arrestations massives et à des tentatives de limiter leurs actions par les autorités.

    Leaders et Mouvements Anarchistes

    1. Emma Goldman
      • Contexte : Anarchiste et militante pour les droits des femmes et les réformes sociales aux États-Unis.
      • Répression : Déportée en 1919 lors de la Première Guerre mondiale, elle a été ciblée pour ses idées anarchistes et ses activités militantes.
    2. Mikhail Bak
      • Contexte : Philosophe et militant anarchiste russe.
      • Répression : A été emprisonné à plusieurs reprises en raison de ses activités politiques et de ses idées anarchistes.

    Leaders et Mouvements Sociaux

    1. Les Black Panthers
      • Contexte : Organisation afro-américaine militante pour les droits civiques et l’autodéfense.
      • Répression : Le FBI a mené une campagne de surveillance et de sabotage contre les Black Panthers, notamment par le biais du programme COINTELPRO.
    2. Les Suffragettes (comme Emmeline Pankhurst)
      • Contexte : Mouvement pour le droit de vote des femmes au Royaume-Uni.
      • Répression : Les suffragettes ont été emprisonnées, soumises à des grèves de la faim et à des violences policières.
    3. Le Mouvemen
      • Contexte : Mouvement pour les droits civiques des Afro-Américains.
      • Répression : Les activistes ont été confrontés à des violences policières, des arrestations massives, et des campagnes de diffamation.

    Mouvements Socialistes et Communistes

    1. Les Communistes espagnols durant la Guerre Civile Espagnole
      • Contexte : Lutte contre les forces franquistes et pour une Espagne républicaine.
      • Répression : Après la victoire de Franco, les communistes et leurs alliés ont été sévèrement réprimés, emprisonnés et exécutés.
    2. Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) pendant la dictature de Franco
      • Contexte : Parti socialiste en Espagne pendant la dictature de Franco.
      • Répression : Les membres ont été emprisonnés, torturés, ou contraints à l’exil.

    Ces leaders et mouvements, malgré leur influence positive et leur contribution significative, ont souvent été confrontés à une répression sévère en raison de leur opposition aux systèmes établis ou à des intérêts dominants. La répression s’est manifestée sous diverses formes, telles que la violence physique, la surveillance, la censure, et la propagande négative.

    Leaders et Mouvements Écologistes Réprimés

    1. Ken Saro-Wiwa
      • Contexte : Écrivain et militant nigérian, fondateur du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOSOP), qui luttait contre la pollution causée par l’exploitation pétrolière dans la région du Delta du Niger.
      • Répression : Saro-Wiwa a été arrêté, accusé de complot et condamné à mort en 1995. Son exécution par pendaison a suscité des condamnations internationales.
    2. Bruno Manser
      • Contexte : Activiste suisse qui a défendu les droits des peuples indigènes Penan en Malaisie contre la déforestation illégale et la destruction de leur habitat.
      • Répression : Manser a disparu en 2000 dans des circonstances suspectes. On suppose qu’il a été victime d’une répression violente en raison de son activisme.
    3. Berta Cáceres
      • Contexte : Militante hondurienne pour les droits des peuples autochtones et l’environnement, cofondatrice du Conseil des Organisations Populaires et Indigènes du Honduras (COPINH).
      • Répression : Cáceres a été assassinée en 2016, un meurtre largement considéré comme une répression en réponse à son opposition aux projets hydroélectriques qui menaçaient les terres autochtones.
    4. José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espírito Santo da Silva
      • Contexte : Activistes brésiliens qui ont travaillé pour la protection des terres forestières contre la déforestation illégale en Amazonie.
      • Répression : En 2011, ils ont été assassinés en raison de leur travail contre les intérêts des exploitants forestiers illégaux.
    5. David Susuki
      • Contexte : Scientifique et militant canadien, connu pour ses travaux sur l’environnement et la sensibilisation publique.
      • Répression : Bien que Susuki ne soit pas directement réprimé, il a fait l’objet de campagnes de dénigrement et de pressions de la part de l’industrie et des politiciens opposés à ses positions écologiques.
    6. Aung San Suu Kyi
      • Contexte : Leader politique birmane et militante pour la démocratie, elle a également soutenu les initiatives environnementales en Birmanie.
      • Répression : Aung San Suu Kyi a été placée en résidence surveillée pendant de nombreuses années par le régime militaire birman, qui voyait en elle une menace pour son autorité.
    7. Greenpeace
      • Contexte : Organisation internationale écologiste qui mène des campagnes contre les atteintes à l’environnement.
      • Répression : Greenpeace a souvent été la cible de répression gouvernementale et d’attaques légales. En 1985, l’affaire la plus marquante fut le bombardement de l’Rainbow Warrior, le navire de Greenpeace, par les services secrets français à Auckland, entraînant la mort d’un membre de l’équipage et des dommages importants au navire.
    8. L’Association pour la Sauvegarde de l’Environnement (ASE) en Tunisie
      • Contexte : Association tunisienne militante pour la protection de l’environnement et la justice sociale.
      • Répression : Ses membres ont été victimes de harcèlement, d’arrestations et de pressions politiques pour leurs activités de défense de l’environnement.
    9. Les Activistes du « Stop
      • Contexte : Mouvement de protestation contre la construction d’un terminal de gaz naturel liquéfié à Liverpool.
      • Répression : Les manifestants ont été confrontés à des arrestations et à des charges juridiques pour leurs actions de désobéissance civile.

    Ces exemples illustrent comment les activistes et les mouvements écologistes, malgré leurs efforts pour protéger l’environnement et les droits humains, peuvent faire face à une répression violente et systématique. Ces répressions varient de l’arrestation et de la violence physique à la manipulation médiatique et la censure.

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